Mesures écologiques du nouveau Premier ministre britannique : peseront-elles sur le financement climatique à l’étranger ?

22 juillet 2026

Le nouveau premier ministre britannique a annoncé dès sa première semaine qu’il réduirait le coût des transports publics et de l’électricité, rendant des technologies à faibles émissions comme les voyages en bus, les véhicules électriques et les pompes à chaleur plus accessibles pour les électeurs. Mais une partie du financement de ces politiques provenait du budget de la finance climatique internationale, a indiqué le gouvernement, soulevant des inquiétudes sur l’équité.

L’ancien maire de Manchester, Andy Burnham, a pris la relève de Keir Starmer à la tête du Parti travailliste et au poste de Premier ministre lundi, nommant des défenseurs du climat Ed Miliband au poste de ministre des Affaires étrangères et du Développement et Miatta Fahnbulleh au poste de ministre du Climat et de l’Énergie.

Mardi, Burnham a annoncé que son gouvernement réduirait la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) que les ménages et certaines petites entreprises paient sur leurs factures d’électricité, de 5 % à 0 % à compter du 1er octobre, ce qui permettrait d’économiser 45 £ (60 $) par an pour les ménages.

Mercredi, il a déclaré que le tarif maximal que les compagnies de bus en Angleterre pouvaient facturer pour un seul trajet passerait de 3 £ (4 $) à 2 £ (2,67 $) à partir du 1er janvier 2027. Le gouvernement a indiqué que les subventions pour atteindre cet objectif seraient principalement financées en transférant des fonds destinés à des projets de financement climatique international des subventions vers des prêts. Il n’a pas fourni d’autres informations dans son annonce, tandis que le ministre des Transports britannique a déclaré à Sky News que le plan était encore en cours d’élaboration.

Les changements envisagés du budget de la finance climatique ont été immédiatement critiqués par des groupes œuvrant pour la justice climatique dans les pays en développement, dont Bond, le réseau britannique d’ONG, qui a qualifié cette décision de « décevante ».

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.