Dans l’édition de cette semaine
- Des experts avertissent qu’une échappatoire fiscale obscure datant de 2003, à l’époque Blair, alimente un transfert sans précédent de la richesse des contribuables vers les grandes entreprises technologiques
- Pourquoi un mythe concernant une limite de 12 semaines est instrumentalisé à travers l’Amérique latine pour refuser des soins d’avortement salvateurs aux plus vulnérables
- Un village argentin perché sur une fortune en lithium de plusieurs milliards reste gelé sans gaz ni électricité de base, exposant la cupidité des entreprises qui entraînent la transition énergétique verte mondiale
- Comment le durcissement de Netanyahu risque d’aliéner complètement les alliés occidentaux et d’entraîner le pays dans une isolation internationale sans précédent
- Dans les archives : une enquête révélant l’ampleur des violences physiques, émotionnelles et sexuelles dans un Army Foundation College est revenue dans l’actualité cette semaine.
- Pour mémoire : comment le géant technologique Palantir exploite une généreuse échappatoire liée aux options d’achat d’actions pour effacer des millions d’impôts sur les sociétés au Royaume‑Uni
- Un neuroscientifique politique pionnier a découvert comment les tactiques en noir et blanc utilisées par les militants reconfigurent littéralement leur système nerveux
Si vous avez suivi l’enquête de la BBC sur les abus sexuels à AFC Harrogate, lisez l’enquête de Sian Norris commencée il y a plusieurs mois l’an dernier qui détaillait des niveaux terrifiants de harcèlement, d’abus et de violences, y compris des dizaines de plaintes contre le personnel du collège. En fin de compte, comme le dit Sian, « les jeunes vulnérables sont laissés pour compte par une institution qui a le devoir de les protéger. Parce que ces enfants peuvent être appelés soldats. Mais ce sont des enfants. »
Également dans ce numéro : Leçons tirées de la crise migratoire de Ceuta, le côté sombre du boom du lithium en Argentine, l’islamophobie au Royaume‑Uni et l’isolement international croissant d’Israël.
Nous faisons des progrès constants vers notre objectif d’ajouter 500 nouveaux soutiens réguliers d’ici la fin de l’année. Les dons réguliers nous aident à planifier l’avenir, à lancer des enquêtes à long terme et à creuser les histoires qui comptent vraiment. Si vous n’êtes pas déjà soutien, envisagez d’en devenir un.
Bon week-end.
Le PDG de Palantir UK a défendu le fait de payer un impôt sur les sociétés minimal parce que les employés de Palantir paient l’impôt sur le revenu. Qu’en pensez-vous ?
Commentaires des lecteurs
« Quel genre de société accélère la libération anticipée des auteurs de violences domestiques ? » demande Joan Smith (opinion du Guardian 6/8/26). La réponse est une société dirigée par un gouvernement qui est plus engagé envers une alliance militaire avec l’Amérique qu’au bien-être de ses propres citoyens.
Nous dépensons des dizaines de milliards dans les armes nucléaires (« les archives historiques et les mémoires de politiciens britanniques montrent qu’une motivation principale pour développer et maintenir la bombe à hydrogène dans les années 1950 était de prouver à Washington que la Grande‑Bretagne demeurait une « puissance de premier rang » digne d’être traitée comme un partenaire égal dans la stratégie mondiale, plutôt que comme un allié mineur » — d’après gemini AI).
Nous avons la Royal Navy qui navigue à travers le monde, interdisant des navires transportant du pétrole iranien ou des contrebandiers sud-américains, des porte‑avions sillonnant la mer de Chine méridionale. Nous avons la RAF qui effectue des vols de surveillance au‑dessus de Gaza et qui rejoint l’US Navy dans le bombardement du Yémen.
En même temps, on nous dit que nous ne pouvons pas nous permettre un système pénitentiaire humain et éclairé où les détenus, souvent des personnes vulnérables, reçoivent l’aide nécessaire pour se réinsérer et tracer leur chemin dans le monde lorsqu’ils sont libérés, ainsi que des espaces pour loger humainement ceux qui doivent être enfermés pendant de longues périodes.
Brendan O’Brien via email
This week in history
Hiroshima et Nagasaki • 6 et 9 août 1945
Les États-Unis ont largué des bombes atomiques sur Hiroshima le 6 août 1945 et sur Nagasaki le 9 août. Environ 110 000–210 000 personnes sont mortes, principalement des civils. Les bombardements demeurent fortement contestés — étaient-ils militairesment nécessaires, constituaient-ils un crime de guerre et quelles sont leurs implications pour le droit international et la prolifération nucléaire ? Ils ont inauguré l’ère nucléaire et la menace permanente d’anéantissement qui hante la politique depuis lors.
Dans les archives de cette semaine, nous proposons un article retraçant la ligne directe des rues du Japon en 1945 jusqu’aux campagnes anti‑nucléaires modernes, explorant comment les hibakusha se sont associées à des militants humanitaires pour exiger une interdiction internationale juridiquement contraignante des armes de destruction massive.
Ce que nous lisons
Féminisme pour un monde en flammes, Natasha Walter
Comment le mouvement féministe répond-il à la crise climatique, à la montée de l’extrême droite et à sa misogynie associée, à la guerre et au conflit ? Le nouveau livre de Natasha Walter, écrivaine féministe, militante climatique et fondatrice de l’association Women for Refugee Women, explore comment ces multiples crises impactent les droits des femmes. Elle pose des questions essentielles, telles que comment le féminisme répond à la crise climatique — et comment les militantes climatiques intègrent le féminisme ? Son livre examine comment le climat, le conflit et le genre s’intersectent, et est riche d’interviews percutantes qui aident à comprendre pourquoi le monde est, en réalité, en feu.
Mais loin d’être déprimant, Walter nous inspire à réagir, en racontant les histoires de femmes qui répondent aux défis qui se présentent, et en lançant un appel retentissant au changement qui montre comment le féminisme peut sauver le monde.