Le monde n’a pas besoin d’un Accord de Paris pour les plastiques

9 septembre 2026

Amy Youngman est une spécialiste du droit et des politiques au sein du groupe de plaidoyer Environmental Investigation Agency (EIA).

Le « Aide d’Août à la Négociation » du président est vendue comme une solution pragmatique pour sauver le traité mondial sur les plastiques. Or, le texte commence à ressembler à l’ossature d’un cadre façon Accord de Paris : un patchwork d’engagements vagues, d’actions et de rapports déterminés au niveau national, avec les décisions les plus substantielles laissées à un avenir qui, d’après mon expérience des négociations, n’arrivera jamais.

En mars 2022, les gouvernements ont adopté par consensus la Résolution 5/14 de l’ANUE, ouvrant la voie à des négociations sur un instrument international juridiquement contraignant visant à mettre fin à la pollution par le plastique. Je me suis jointe au processus du traité mondial sur le plastique à Paris en 2023, où les espoirs d’élaborer un traité capable d’affronter l’une des menaces environnementales et sanitaires majeures de notre époque ont été, pour la première fois, perturbés par une guerre procédurale.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.