La Banque mondiale et le FMI doivent diriger le système financier face à la crise climatique

14 octobre 2026

Sandra Guzmán est directrice du Climate Finance Group pour l’Amérique latine et les Caraïbes (GFLAC), et Raju Pandit Chhetri est le négociateur principal du financement climatique pour les pays les moins avancés à l’UNFCCC.

Les récentes inondations catastrophiques au Népal nous rappellent de manière saisissante que la crise climatique exige une action urgente. L’estimation initiale selon laquelle le pays devra dépenser 5 milliards de dollars pour la reconstruction restera probablement une préoccupation majeure. Cependant, ce n’est qu’une partie de l’histoire. Aucun indicateur financier ne peut rendre compte de la valeur des vies perdues dans des crises comme celle-ci.

Et ce n’est pas un événement isolé; des montagnes du Népal aux littoraux d’Amérique latine et des Caraïbes, les pays en développement font face à des impacts climatiques de plus en plus sévères. La perte moyenne annuelle due aux catastrophes climatiques dans la région latino-américaine et caribéenne est estimée à 58 milliards de dollars. La souffrance humaine demeure incommensurable dans toutes ces situations.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.