Nouvelles données montrent que les pays riches ont probablement manqué l’objectif 2025 visant à doubler le financement de l’adaptation

28 mai 2026

Nouvelles données sur le financement climatique international pour 2023 et 2024 suggèrent que les pays les plus riches sont très peu susceptibles d’avoir respecté leur promesse de doubler le financement de l’adaptation dans les pays en développement pour atteindre environ 40 milliards de dollars par an d’ici 2025, et ce alors que leurs budgets d’aide publique au développement subissent des coupes.

Lors du sommet climatique COP26 à Glasgow en 2021, tous les pays s’étaient engagés à « encourager » les pays développés à au moins doubler leur financement de l’adaptation dans les pays en développement par rapport aux niveaux de 2019, qui tournaient autour de 20 milliards de dollars, d’ici 2025. Le financement de l’adaptation a pris du retard par rapport à l’aide destinée à réduire les émissions et demeure le point sombre, même si les données montrent que le financement climatique global a atteint un niveau record de 136,7 milliards de dollars en 2024.

Un rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement avait averti l’année dernière que les pays riches seraient peu susceptibles d’atteindre l’objectif de financement de l’adaptation et les données publiées jeudi par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) montrent qu’en 2024 le financement de l’adaptation n’atteignait guère les 35 milliards de dollars.

L’OCDE, forum de politique publique pour les pays riches, a déclaré que l’augmentation entre 2022 et 2024 était « modeste », ajoutant que la réalisation de l’objectif de doublement exigerait une « forte croissance » de près de 20 % dans le financement public de l’adaptation en 2025.

Des coupes supplémentaires probables

Les chiffres de l’OCDE ne couvrent pas l’année 2025, mais plusieurs États avaient annoncé des coupes dans le financement climatique l’année dernière. La plus notable fut l’abandon des engagements des États-Unis envers les fonds climatiques internationaux par la nouvelle administration Trump, mais le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et d’autres pays riches européens ont également resserré leurs contributions.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.