Électrification : priorité de la COP31

28 mai 2026

Les gouvernements hôtes de la COP31, à savoir la Turquie et l’Australie, ainsi que l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), ont appelé à une impulsion mondiale plus forte afin que les véhicules, l’industrie et les bâtiments fonctionnent à l’électricité plutôt qu’avec des combustibles fossiles, en amont des négociations climatiques COP31 de cette année.

Le président de la COP31, Murat Kurum, a déclaré lors de la Réunion ministérielle sur le climat à Copenhague mercredi que les gouvernements devraient « décarboniser la manière dont nous produisons l’électricité, tout en étendant l’électrification à tous les pans de la vie ».

« Nous devons rendre les technologies du futur accessibles à grande échelle — et nous devons veiller à ce que personne ne soit laissé de côté », a-t-il confié à l’assemblée de diplomates et de ministres du climat venus d’environ 40 pays dans la capitale danoise.

Kurum a indiqué que le pourcentage de la consommation finale d’énergie couvert par l’électricité — indicateur clé de l’électrification, actuellement d’environ 20 % au niveau mondial — devrait être porté « autant que possible ».

Le responsable de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), Francesco La Camera, s’est également adressé à la délégation de Copenhague. Bien que ses propos destinés aux ministres n’aient pas été rendus publics, l’IRENA a publié, avant les pourparlers, un communiqué appelant à un objectif visant à porter la part de l’électricité dans la consommation finale d’énergie à 35 % d’ici 2035.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.