Moins de journalistes s’inscrivent aux pourparlers de Bonn, face aux coupes dans le reportage sur le climat

11 juin 2026

Le nombre de journalistes inscrits pour assister aux négociations annuelles sur le climat à Bonn a diminué cette année, les journalistes spécialisés dans le climat ayant été licenciés et la couverture médiatique des questions climatiques chutant dans le monde.

Des données de l’ONU Climat, qui organise les deux semaines de pourparlers, indiquent que seulement 135 représentants des médias se sont inscrits pour assister. L’analyse de Climate Home News des données antérieures montre que c’est le chiffre le plus bas depuis 2021, lorsque les restrictions liées à la COVID-19 limitaient les déplacements et que les négociations de Bonn se tenaient en format hybride pour permettre une participation en ligne.

Le nombre de journalistes qui assisteront réellement aux pourparlers ne sera connu que plus tard dans le mois, mais il est généralement bien inférieur au nombre inscrit. Les conférences de presse, tenues bout à bout chaque jour par des groupes de campagne, ont été peu fréquentées au cours des premiers jours et sont souvent remplies principalement de militants climatiques et de chercheurs plutôt que de journalistes.

Alexandra Endres, journaliste pour le site en allemand Table Briefings, a indiqué à Climate Home News à Bonn qu’il y avait moins de journalistes allemands couvrant la conférence sur place. « Je pense qu’il est important d’avoir davantage de journalistes qui couvrent les négociations, car lorsque la couverture du climat s’amplifie, l’intérêt du public grandit », a-t-elle déclaré.

Des médias ayant inscrit moins de journalistes que les années précédentes, voire aucun journaliste, comprennent des poids lourds mondiaux tels que Reuters, Bloomberg et la BBC, ainsi que des organes allemands tels que Deutsche Welle et la télévision ZDF, et des publications spécialisées comme le service d’information commerciale Argus et la chaîne climato‑orientée We Don’t Have Time.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.