Négociations climatiques de Bonn : impasse sur l’adaptation et la réduction des émissions

19 juin 2026

Après deux semaines de négociations climatiques divisées par des débats sur le financement et la science, le chef du climat des Nations Unies a exprimé sa déception et dénoncé les gouvernements pour avoir « sélectionné à la carte » les engagements qu’ils avaient déjà pris et attendre que les autres bougent en premier.

Dans leurs dernières heures jeudi soir, les pourparlers ont tenté — et échoué — de parvenir à un accord qui aurait équilibré les demandes des pays en développement en matière de garanties de financement pour les aider à s’adapter aux impacts climatiques, avec le désir des pays plus riches d’avancer sur les travaux visant à accélérer les réductions d’émissions conformément à la science.

Simon Stiell, le responsable de l’organisme climatique des Nations Unies, a publié une déclaration à l’issue des pourparlers de Bonn, déclarant que « dans certaines salles de négociation, nous avons entendu une tendance familière au moi-d’abord — des groupes refusant de prendre des engagements ou de permettre au processus d’avancer tant que les autres n’y vont pas en premier ».

« C’est une recette de blocage quand nous avons besoin que toutes les voies de négociation avancent en grande vitesse », a-t-il ajouté.

Le blocage est le point sur lequel les pourparlers se sont terminés, les pays n’ayant pas réussi à aboutir à des conclusions sur au moins trois grands domaines d’action climatiques, dont l’adaptation et l’atténuation, faisant appel à la « Règle 16 ». Cela signifie qu’ils seront repris à la COP31 en Türkiye en novembre.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.