L’essor de la chimie du charbon en Chine risque de répéter les erreurs du passé

23 juin 2026

Aiqun Yu, Christine Shearer et Joe Hittinger travaillent chez Global Energy Monitor, une organisation basée aux États‑Unis qui cherche à fournir à la transition énergétique mondiale des données et des analyses transparentes.

With global oil and gas prices soaring at the start of the Iran war, China quietly broke ground on three major coal-to-gas and coal-to-chemical projects worth roughly $10 billion in two regions with abundant coal resources.

Mais comme le dit un proverbe chinois, « trois pieds de glace ne se forment pas en un seul jour ». La poussée de la Chine en faveur de l’utilisation du charbon comme substitut au pétrole et au gaz importés s’est accentuée depuis le début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine en 2022, provoquant une réévaluation des priorités de sécurité énergétique à Pékin et au-delà.

Cette politique suscite de nouvelles inquiétudes, menaçant les objectifs climatiques de la Chine et sa réputation croissante de leader mondial des énergies propres en stimulant une demande renouvelée de charbon.

Une nouvelle vague d’expansion

Au cours des trois dernières années, la Chine est entrée dans un nouveau cycle d’investissements dans ce que l’on appelle les « chimies du charbon modernes », différenciées des chimies du charbon conventionnelles. Quatre voies – charbon vers gaz, charbon vers liquides, charbon vers oléfines et charbon vers éthylène glycol – représentent l’essentiel de la capacité moderne du charbon en cours de développement.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.