COP31 doit pousser les pays à élaborer des plans de transition énergétique sans combustibles fossiles

31 mai 2026

Andreas Sieber est responsable de la stratégie politique chez 350.org. Shady Khalil est stratège principal en politique mondiale chez Oil Change International.

La COP31 se tiendra dans le cadre de ce que Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie, a qualifié de « la plus grande crise énergétique de l’histoire » – une mise en garde extraordinaire émanant d’un dirigeant habituellement mesuré. Un sommet des Nations unies sur le climat qui échouerait à réduire la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles, l’abordabilité de l’énergie et l’accès à l’énergie ne serait pas seulement un échec sur le plan politique ; il serait aussi un échec économique et social.

La dernière COP de Belém a permis de poser plusieurs fondations importantes : un Global Implementation Accelerator, un Mécanisme de Transition Juste, le programme de travail sur le financement du climat, un Agenda d’action élargi lié au premier Relevé Global (GST1), et les Feuilles de route présidencielles de Belém sur les forêts et la transition hors des combustibles fossiles (TAFF).

Mais la COP31 devra passer des cadres à la mise en œuvre. La première conférence internationale historique sur la transition loin des combustibles fossiles, qui s’est tenue à Santa Marta, en Colombie, en avril, a donné un élan supplémentaire à ce programme.

Impact du développement sur les pays importateurs

Les pays qui paient le plus lourdment le coût de la volatilité des combustibles fossiles ne sont pas les plus riches. Le coût de la dépendance aux combustibles fossiles frappe le plus durement les pays importateurs à faible revenu. Plus des trois quarts de la population mondiale vivent dans des pays qui sont des importateurs nets de combustibles fossiles. Des prix élevés de l’énergie font monter les coûts des denrées alimentaires. L’inflation alimente l’instabilité politique. Le fardeau de la dette s’alourdit. La crise des combustibles fossiles est devenue une crise de développement. C’est pourquoi la COP31 compte.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.