Journée de la Terre : une opportunité pour les communautés de montrer la voie en matière d’action climatique
30 mai 2026
Ilka Vega est la directrice exécutive de la justice économique et environnementale chez United Women in Faith, la plus grande organisation confessionnelle pour les femmes aux États-Unis.
Pour les défenseur·e·s de la justice climatique du monde entier, de nombreuses politiques environnementales des États‑Unis paraissent dangereuses. En ce moment, la Journée de la Terre peut sembler sombre au vu de la gravité de ces dangers. Cependant, nous ne pouvons pas laisser les acteurs malveillants au niveau national ébranler notre esprit. Au contraire, nous pouvons puiser dans l’énergie de la Journée de la Terre et mobiliser nos communautés pour le changement.
Bien sûr, même si l’action locale est puissante, elle se déroule dans un contexte de recul des protections environnementales. En 2026, l’administration américaine actuelle a poursuivi sur sa trajectoire d’affaiblissement de l’action climatique, nous ramenant à des décennies de recul dans les efforts pour atténuer et s’adapter à la crise climatique qui s’aggrave.
En janvier, les États‑Unis se sont retirés de plusieurs organisations et traités climatiques internationaux, dont la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et l’Accord de Paris. En février, l’Environmental Protection Agency (EPA) a abrogé la Finding Endangerment des gaz à effet de serre, ce qui rendra plus difficile la régulation des émissions de gaz à effet de serre et des polluants.
Extrêmes climatiques plus destructeurs
Le changement climatique n’est pas une menace pour demain — il affecte les gens dès aujourd’hui. Et ce n’est pas un concept abstrait. Nous en avons vu l’impact de manière tangible.
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Ilka Vega est la directrice exécutive de la justice économique et environnementale chez United Women in Faith, la plus grande organisation confessionnelle pour les femmes aux États‑Unis.
Pour les défenseur·e·s de la justice climatique du monde entier, de nombreuses politiques environnementales des États‑Unis paraissent dangereuses. En ce moment, la Journée de la Terre peut sembler sombre au vu de la gravité de ces dangers. Cependant, nous ne pouvons pas laisser les acteurs malveillants au niveau national ébranler notre esprit. Au contraire, nous pouvons puiser dans l’énergie de la Journée de la Terre et mobiliser nos communautés pour le changement.
Bien sûr, même si l’action locale est puissante, elle se déroule dans un contexte de recul des protections environnementales. En 2026, l’administration américaine actuelle a poursuivi sur sa trajectoire d’affaiblissement de l’action climatique, nous ramenant à des décennies de recul dans les efforts pour atténuer et s’adapter à la crise climatique qui s’aggrave.
En janvier, les États‑Unis se sont retirés de plusieurs organisations et traités climatiques internationaux, dont la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et l’Accord de Paris. En février, l’Environmental Protection Agency (EPA) a abrogé la Finding Endangerment des gaz à effet de serre, ce qui rendra plus difficile la régulation des émissions de gaz à effet de serre et des polluants.
Extrêmes climatiques plus destructeurs
Le changement climatique n’est pas une menace pour demain — il affecte les gens dès aujourd’hui. Et ce n’est pas un concept abstrait. Nous en avons vu l’impact de manière tangible.
En 2025, le continent américain a connu la quatrième année la plus chaude jamais enregistrée. En février de cette année, la National Oceanic and Atmospheric Administration a signalé une température moyenne de surface supérieure de 2,12 °F par rapport à la moyenne du XXe siècle.
Des tornades, des cyclones tropicaux, des inondations et d’autres catastrophes naturelles ont dévasté des communautés à travers le monde et ont été de plus en plus fréquentes et destructrices en raison du changement climatique. Les communautés en première ligne subissent ces effets de manière disproportionnée. Les femmes et les enfants sont les plus susceptibles d’être déplacés et de subir des violences basées sur le genre lorsque surviennent des catastrophes naturelles et des urgences climatiques.
Alors que le changement climatique dévaste les communautés, il est important que nous prenions des mesures pratiques pour prévenir de futurs dommages. Nous pouvons travailler les uns avec les autres pour encourager de nouvelles pratiques, même sans le soutien de personnes influentes. Notre force peut avoir un impact sur des communautés au-delà de ce que nous imaginons. Je l’ai vu en action, de mon quartier jusqu’à des organisations à travers les États‑Unis et le monde.
Des communautés résistant à l’ancien et bâtissant le nouveau
Par exemple, l’année dernière au Texas, des personnes de tous horizons se sont rassemblées pour protester contre la toxicité des combustibles fossiles devant les PDG du pétrole et du gaz. À Oak Flat, en Arizona, une enclave Apache résiste toujours à un projet minier destructeur de cuivre, malgré des revers qui risquent de détruire leurs terres sacrées.
Une femme à La Mesa, en Californie, a dirigé des démarches pour engager les districts scolaires voisins dans des discussions sur l’adhésion au programme Clean School Bus de l’EPA. À la suite des ouragans, l’église First Grace United Methodist à la Nouvelle-Orléans a utilisé ses panneaux solaires pour offrir une aide de recharge et de refroidissement pour les voisins confrontés à des coupures d’électricité.
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À Marange, au Zimbabwe, Environmental Buddies Zimbabwe a installé des poêles économes en énergie dans leur communauté. Un projet aux objectifs similaires, Eco-Green Gold à Bolgatanga, au Ghana, a formé 40 femmes à produire du charbon à partir d’herbe comme alternative écologique au charbon à base de bois. Tous deux créent des opportunités pour leurs voisins tout en réduisant la déforestation et en promouvant les énergies renouvelables.
Partage de responsabilité pour une planète plus propre et plus sûre
Ces communautés ont montré que nous avons tous une responsabilité de lutter pour une Terre plus propre, plus saine et plus sûre. Cette responsabilité ne s’arrête pas lorsque le gouvernement ne fait pas assez; elle devient au contraire indispensable pour accroître nos efforts.
Bien qu’il n’y ait qu’un pouvoir d’action limité face aux actions d’un gouvernement puissant et de grandes corporations, nous pouvons influencer ce qui se passe dans nos propres communautés — et cette influence compte.
Les actions individuelles forment des mouvements puissants; le changement doit toujours commencer au niveau local. Quand nous voyons des personnes du monde entier s’organiser et agir directement, nous prenons conscience de l’ampleur réelle de ce qui est possible. Chaque effort, aussi petit soit-il, devient une partie d’un mouvement plus vaste qui ne peut être ignoré.
Nous restons fermement convaincus que nous pouvons encore faire pencher la balance du changement climatique — et c’est cet espoir qui guide chaque étape de notre travail vers un avenir meilleur et durable.
Françoise Perrin
Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.