Le processus climatique de l’ONU nécessite de l’ambition: la loi l’exige

9 juin 2026

Bill Hare est le PDG de Climate Analytics, un institut mondial de sciences du climat et de politiques publiques œuvrant à accélérer l’action pour le climat.

Le mot « mise en œuvre » a été largement évoqué récemment dans les discussions autour du processus climatique des Nations unies.

Le pays hôte du sommet COP30 de l’an passé, le Brésil, soutenait qu’il devrait s’agir d’une « COP de la mise en œuvre ». Et si vous dialoguez régulièrement avec des participants influents du processus onusien, vous seriez surpris du nombre de personnes qui vous diront que, dans le climat politique actuel, tout tourne autour de la mise en œuvre des engagements et des objectifs que les gouvernements ont déjà pris, plutôt que de viser à les augmenter.

Cette interprétation de la « mise en œuvre » est dangereusement incorrecte. On peut le constater en revenant simplement à l’Accord de Paris. L’article 4 stipule que les Parties (pays) « doivent préparer, communiquer et maintenir des contributions déterminées au niveau national successives » (NDCs), et que chaque nouveau NDC « représentera une progression » par rapport à celui du pays précédemment et « reflètera l’ambition la plus élevée qui soit possible ».

Autrement dit, l’augmentation régulière de l’ambition est un élément central de la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Les gouvernements se sont engagés à accroître régulièrement leur ambition, et la communauté qui se préoccupe du climat doit les tenir à cet engagement.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.