Le secrétaire général de l’ONU appelle l’industrie des combustibles fossiles à réduire le méthane pour atténuer le réchauffement

23 juin 2026

Le secrétaire général de l’ONU António Guterres a appelé mardi à des mesures plus fermes pour réduire les émissions de méthane, gaz dont l’effet chauffant provient principalement des pratiques et des profits de l’industrie des énergies fossiles, et il a souligné que le charbon, le pétrole et le gaz constituent la racine des crises climatiques et énergétiques actuelles.

Lors d’un discours majeur prononcé lors de la London Climate Action Week, alors que la capitale britannique faisait face à une canicule, le secrétaire général de l’ONU a affirmé que les pays n’avaient pas fait assez pour réduire les gaz à effet de serre conformément à ce qui serait nécessaire pour maintenir le réchauffement en dessous de l’objectif mondial de 1,5 °C.

« La tâche qui est la nôtre est de limiter strictement le dépassement, d’en raccourcir la durée et de ramener les températures sous 1,5 degré Celsius aussi rapidement que possible », a déclaré Guterres. L’une des voies pour y parvenir, a-t-il ajouté, est de réduire en premier lieu les émissions de méthane.

Il a rappelé que le méthane — un puissant gaz à effet de serre qui retient environ 80 fois plus la chaleur que le dioxyde de carbone — est responsable d’environ un tiers du réchauffement climatique mondial, mais se dégrade dans l’atmosphère en un ou deux décennies.

« Cela signifie que des coupes agressives pourraient apporter une réduction visible des températures au cours d’une même génération », a souligné le dirigeant de l’ONU, lançant un appel mondial à l’action sur le méthane couvrant la production d’énergies fossiles, l’agriculture et l’élimination des déchets organiques.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.