Les pays en développement doivent tracer le chemin de la transition énergétique loin des combustibles fossiles

30 mai 2026

Harjeet Singh est un militant climatique et conseiller stratégique de l’Initiative Fossil Fuel Treaty, ainsi que directeur fondateur de la Satat Sampada Climate Foundation.

Depuis trente ans, les discussions climatiques mondiales ont abouti à une paralysie des politiques autour de la cause principale de la crise climatique : les combustibles fossiles. Dans les négociations de la CCNUCC (Convention‑cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), la « carte du consensus » a été jouée avec une précision chirurgicale par l’industrie des combustibles fossiles et par les pays producteurs riches afin d’empêcher des actions réellement significatives.

Pendant des décennies, les pourparlers se sont limités à la « demande » — la réduction des émissions — alors que le « côté offre » — l’extraction du pétrole, du gaz et du charbon — était traité comme un sujet interdit. Ce prétendu progrès était comme un tapis roulant qui n’aboutissait à rien malgré beaucoup d’efforts.

Le point de rupture : de Belém à Santa Marta

L’échec a atteint son apogée lors de la COP30 à Belém, où, malgré un soutien répandu, le résultat final n’imposait aucune phase de sortie des combustibles fossiles. Au contraire, le monde a vu la Présidence de la COP30 annoncer une initiative de « feuille de route » à l’extrême fin des négociations — une mesure cosmétique qui n’avait aucune base formelle dans le cadre du processus.

Les couloirs de Belém regorgeaient une fois de plus de lobbyistes, garantissant que le « consensus » reste un outil de retard. Prenant acte de l’impasse de la CCNUCC, les pays du Sud Global au sein de l’Initiative du Traité sur les Combustibles Fossiles ont réclamé une série de conférences dédiées.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.