Nouveau premier ministre, ancien lobbyiste

4 juillet 2026

Dans l’édition de cette semaine

  • Révélé : une firme de lobbying dirigée par le plus proche aide de Burnham disposait d’un accès étendu au gouvernement — mais pour qui travaillait-elle vraiment ?
  • Une nouvelle loi vise à protéger les femmes et les filles autochtones en Argentine contre des abus sexuels séculaires
  • « J’ai été enlevé par la marine israélienne en route vers Gaza »
  • Alors que les discussions entre l’Iran et les États-Unis avancent, les certitudes anciennes sur Israël et la sécurité de la région commencent à se fissurer
  • Ils ont survécu à la guerre, à la torture et à la persécution. Ce qui est arrivé lorsqu’ils sont arrivés au Royaume-Uni est troublant
  • Au cas où vous l’auriez manqué : comment Palantir a exploité une faille lucrative du cadre des entreprises pour réduire sa facture fiscale au Royaume-Uni
  • Se souvenir du pionnier de la technologie qui a changé l’informatique moderne — et qui a discrètement aidé à protéger le journalisme indépendant

Par ailleurs, alors qu’Israël continue de refuser l’accès des médias à Gaza et que des coalitions internationales cherchent de nouvelles voies pour atteindre les Palestiniens assiégés et traumatisés, nous vous proposons le témoignage de première main d’un activiste de la flottille Sumud qui a été enlevé et torturé par les forces israéliennes dans les eaux internationales. Paul Rogers propose une vision d’ensemble sur 80 ans de la doctrine de sécurité d’Israël afin d’avertir que nombre de membres de la communauté internationale considèrent désormais le pays comme un acteur hors-la-loi dans la région.

Également dans ce numéro, Florencia Galarza relate comment un mouvement de femmes autochtones en Argentine a remporté une victoire législative majeure, et Vicky Taylor révèle les dernières cruautés infligées aux demandeurs d’asile au Royaume‑Uni par la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood.

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Le No. 10 nord de Burnham réussira-t-il à décentraliser le pouvoir depuis Westminster ?

Commentaires des lecteurs

Je n’ai rarement été aussi alarmé et troublé par les développements récents qui se concentrent sur l’utilisation et l’exploitation des preuves ainsi que sur les décisions du juge d’instruction dans l’affaire Elbit Supplies. Et cela après quarante-sept années d’exercice comme avocat plaidant puis comme avocat devant les cours supérieures.

Je ne pratique peut-être plus, mais je soutiens les défis juridiques à tout cela et je continuerai à travailler auprès des parlementaires et d’autres influenceurs afin de les persuader du caractère fondamentalement répréhensible de tout cela.

En 1994, Peter (aujourd’hui lord) Hain aurait été condamné et presque certainement envoyé en prison et aurait été qualifié de terroriste pour avoir conçu et participé à des actions directes contre l’apartheid. J’invite quiconque à démontrer que de telles actions auraient été épargnées par une quelconque censure et une punition appropriée. Comment cela peut-il être juste ?  
–MalcomFowler

Cette semaine dans l’histoire

La loi américaine sur les droits civiques • 2 juillet 1964 

Le président Lyndon B. Johnson signa la Civil Rights Act le 2 juillet 1964, interdisant la discrimination fondée sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l’origine nationale. Elle fut l’aboutissement d’une décennie de désobéissance civile de masse — le boycott des autobus de Montgomery (1955–56), les sit‑in de Greensboro (1960), les Freedom Rides (1961), la campagne de Birmingham (1963) et la Marche sur Washington. Cette loi n’a pas mis fin au racisme, mais elle a commencé à démanteler son architecture juridique.

Dans les archives de cette semaine, nous publions une pièce révélant l’histoire cachée des militant·e·s noirs et asiatiques pour les droits civiques en Grande‑Bretagne, dont leur propre mouvement pour les droits civiques a été largement occulté par l’histoire officielle.

Ce que nous lisons

Hinterlands, Hannah Lucinda Smith

De la brutalité de la guerre civile syrienne à l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, les « arrière-pays » européens offrent des indices sur les forces qui façonnent la région, selon cette lecture fascinante de la journaliste Hanna Lucinda Smith. Elle emmène le lecteur dans des lieux qui ne sont peut-être pas officiellement reconnus ou qui présentent des frontières contestées, y compris la Transnistrie, Chypre du Nord, la République serbe de Bosnie (Republika Srpska), et même la Crimée occupée (qu’elle visita en 2019). Ce sont des endroits où des puissances telles que la Russie et la Turquie aiment afficher leur muscle et leur influence — où les oligarques blanchissent leur argent, où des technologies nouvelles comme les crypto-monnaies transforment les paysages économiques et politiques, et où de longues tensions refont surface après avoir été attisées par une ingérence puissante. Mais ce sont aussi des lieux où les gens vivent, négociant des identités complexes forgées par la guerre et le déplacement.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.