Protéger la nature est un devoir public, pas une opportunité de profit pour Wall Street

19 octobre 2026

An Lambrechts est une experte en politique de biodiversité pour Greenpeace International, forte d’une vaste expérience dans les négociations multilatérales liées à la biodiversité. Elle est à la tête de la délégation Greenpeace à la Convention sur la Diversité Biologique (CBD) COP17 qui se déroule à Erevan, en Arménie.

En 2022, la COP15 a abouti au cadre mondial de la biodiversité Kunming-Montreal, un cadre phare visant à mettre fin à la perte de biodiversité et à renverser cette tendance d’ici 2030. Alors que la COP17 s’ouvre à Erevan, nous sommes à mi-chemin du délai fixé et, selon la première Revue mondiale des progrès, les pays ne sont pas sur la bonne voie pour atteindre les objectifs de biodiversité et la mise en œuvre doit s’accélérer rapidement.

L’une des conclusions majeures de la Revue mondiale est que le financement est bien loin d’atteindre l’échelle nécessaire pour stopper et inverser la perte de la nature. Or, la crise qui frappe la biodiversité mondiale ne résulte pas d’une rareté absolue de capital : elle est causée par une distorsion profonde de la politique publique.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.