Questions-réponses : Comment l’électricité en Afrique peut-elle créer des emplois dans le secteur de l’énergie, pas seulement pour l’éclairage ?

31 mai 2026

Lors des réunions annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) cette semaine, plusieurs dirigeants africains ont appelé à investir dans des infrastructures électriques qui vont au-delà de l’éclairage des foyers pour alimenter les économies.

En félicitant la BAD pour ses programmes énergétiques tels que Mission 300 — qui vise à donner accès à l’électricité à 300 millions d’Africains d’ici 2030 — le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a déclaré que sans une fourniture d’électricité « nous ne pourrons pas atteindre le développement ».

Aux côtés de lui, le président du Congo, Denis Sassou Nguesso, a repris le même élan en affirmant que « tandis que nous devons aider notre peuple à se tourner vers l’agriculture, à se lancer dans l’élevage, nous devons aussi leur fournir de l’électricité ».

À mesure que l’initiative Mission 300 progresse, l’attention se déplace de la simple connexion des ménages à la garantie que l’accès à l’électricité se traduise par des opportunités économiques et des moyens de subsistance. Cette évolution conduit au lancement d’un nouveau Centre d’Excellence pour l’Utilisation Productive de l’Énergie, développé dans le cadre de Mission 300 par l’Alliance mondiale de l’énergie pour les personnes et la planète (GEAPP), financée par des fonds philanthropiques.

Dans une interview accordée à Climate Home News, Carol Koech, vice-présidente de GEAPP pour l’Afrique, a indiqué que l’initiative est conçue pour que l’électrification soutienne la création de revenus, l’agriculture et le développement économique local plutôt que de viser uniquement l’accès électrique de base au niveau des ménages.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.