Santa Marta ouvre un nouveau chapitre de la diplomatie climatique

30 mai 2026

Le professeur Elisa Morgera est le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le changement climatique et les droits de l’homme.

Dans la lutte mondiale contre le changement climatique catastrophique et d’origine humaine, la diplomatie joue un rôle essentiel.

Des initiatives historiques comme l’Accord de Paris et le Fonds pour répondre aux pertes et dommages ont été le fruit d’efforts internationaux inlassables et coordonnés des États, de la société civile et des scientifiques. Le rôle de la COP, et d’autres sommets similaires, demeure clé. Cependant, ils subissent de plus en plus de pressions.

L’an dernier, la COP30 sur le climat n’a pas réussi à se prononcer sur les combustibles fossiles, malgré les appels de plus de 80 États, ainsi que des enfants et des jeunes, des professionnels de la santé, des peuples autochtones et des mouvements pour la justice climatique. Un accord marquant visant à réduire les émissions du transport maritime mondial a été mis en suspens et les discussions internationales pour élaborer un traité nécessaire pour mettre fin à la pollution par les plastiques ont été bloquées par quelques États qui souhaitent même éviter de mentionner les combustibles fossiles dans les négociations internationales.

Dans ces cas, le processus de construction d’un consensus a été détourné par des acteurs dont les priorités résident dans la poursuite de l’exploration et de la production de combustibles fossiles, amplifiant les positions de quelques États puissants au détriment de tous les autres.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.