Santa Marta, une leçon pour des transitions justes et inclusives

30 mai 2026

Hina West est directrice générale de Climate Strategies.

La première Conférence mondiale sur la transition vers la sortie des combustibles fossiles, organisée par la Colombie et les Pays-Bas à Santa Marta à la fin du mois dernier, a réuni près d’une soixantaine de pays, ainsi que des militants, des peuples autochtones, le secteur privé et le milieu universitaire. L’objectif de cet événement historique était de bâtir une « coalition des volontaires » mobilisant l’action en faveur de l’élimination progressive des combustibles fossiles, au-delà du cadre du processus climatique des Nations Unies.

Les enjeux n’auraient pas pu être plus élevés. Alors que la planète lutte contre un réchauffement catastrophique, l’instabilité économique et les conflits géopolitiques alimentés par la dépendance aux combustibles fossiles, cette conférence représentait une opportunité rare de refondre la gouvernance mondiale de l’énergie, en plaçant la science et la justice au cœur des décisions.

Depuis des décennies, la sortie progressive des combustibles fossiles a été l’éléphant dans la pièce lors des COP climatiques. Le moment est enfin venu d’aborder cette question, Santa Marta servant de point de départ.

Alors, ce qui est nécessaire pour que ce processus aboutisse ? Dans les jours qui ont précédé la conférence politique, tous les différents chapitres des groupes sociaux – y compris le monde académique, les travailleurs, le secteur privé, la société civile et les Peuples (y compris les Peuples autochtones, les Peuples afro-descendants, les paysans, les collectifs de première ligne et les jeunes, parmi d’autres) – ont élaboré des recommandations ambitieuses pour éclairer ce nouveau processus multilatéral.

Françoise Perrin

Rédactrice française engagée dans l’information citoyenne, je m’intéresse aux liens entre écologie, démocratie et solidarité. À travers mes articles, je cherche à rendre les grands enjeux de société plus clairs, plus accessibles et plus proches du terrain, en donnant une place aux initiatives, aux débats et aux voix qui participent à transformer notre époque.